Noah St-Onge : de la compétition au mentorat
Il y a des rencontres qui rappellent pourquoi les sports électroniques sont bien plus qu’un simple jeu. Celle avec Noah St-Onge en fait partie.
Joueur de volleyball en division 2 au Cégep de Ste-Foy, coach de Overwatch 2 pour Le Gamer Mentor et joueur compétitif lui-même, Noah incarne cette nouvelle génération d’athlètes hybrides, à l’aise autant sur un terrain que derrière un écran.
La compétition comme moteur
Depuis toujours, Noah aime la compétition. Soccer, football, basketball, volleyball : le sport fait partie de son ADN. Son secondaire 4 demeure un moment marquant. Avec son équipe civile de volleyball, le Club Essor, il termine deuxième au tournoi provincial et neuvième aux championnats nationaux à Edmonton.
À la maison, la compétition se poursuit autrement. Introduit aux jeux vidéo par son père, Noah retrouve cette même intensité dans le jeu compétitif. La transition vers une équipe s’est faite naturellement : il connaissait déjà l’importance du travail collectif, de la discipline et de l’engagement.
Rapidement, il atteint le top 16 en Amérique du Nord sur Overwatch. Un été, il doit faire un choix difficile : représenter la ville de Québec aux Jeux du Québec en volleyball… ou partir aux États-Unis pour des tournois de jeux vidéo.
Il choisit l’eSport.
À Boise, dans un tournoi U18, son équipe remporte la compétition. Immersion totale en anglais, dortoirs universitaires, esprit d’équipe : une expérience marquante. À Chicago, il affronte des joueurs aujourd’hui parmi les meilleurs au monde, notamment Zeruh et Infekted, désormais chez Team Liquid.
Soutenu sans réserve par ses parents, Noah vivra même une période semi-professionnelle sur Overwatch, voyageant aux États-Unis pour compétitionner.
Transmettre et encadrer
Aujourd’hui, Noah est passé de joueur à mentor. Comme coach chez Le Gamer Mentor, il accompagne de jeunes joueurs sur Overwatch 2.
Son objectif est clair : transmettre sa passion, mais surtout offrir un encadrement sain et équilibré. Pour lui, la performance ne doit jamais se faire au détriment du développement personnel. Il veut aider les jeunes à rêver grand, tout en grandissant comme personnes.
Faire évoluer le regard
Noah souhaite voir les sports électroniques devenir plus grand public. Il aimerait que les joueurs soient perçus davantage comme des joueurs d’échecs — des compétiteurs stratégiques — plutôt que comme des jeunes « à part » qui jouent aux jeux vidéo.
Il rêve aussi d’un eSport plus attrayant à regarder, avec des événements rassembleurs et divertissants, capables de séduire autant les spectateurs que les joueurs, particulièrement ici, au Québec.
Une chose est certaine : avec des jeunes leaders comme Noah St-Onge, l’avenir des sports électroniques québécois s’annonce prometteur — compétitif, structuré et profondément humain.
Auteur : Michael Daudignon, pour la FQSE.